reneCharEnfant illustre de l’Isle sur la Sorgue où il est né le 14 juin 1907, René Char, y repose aujourd’hui; son oeuvre est marquée par le Vaucluse dans lequel il passa sa vie. Il est l’un des premiers adhérents à la profession de foi des surréalistes qu’il reçoit souvent à l’Isle sur la Sorgue, avant d’aller vivre à Paris.
Son ami Albert Camus a écrit de lui :
ISLE-SUR-SORGUE - A. CAMUS - R. CHAR« Je tiens René Char pour notre plus grand poète vivant […] La nouveauté de Char est éclatante, en effet. Il est sans doute passé par le surréalisme, mais il s’y est prêté plutôt que donné, le temps d’apercevoir que son pas était mieux assuré quand il marchait seul.[…] Char fait plus alors que nous exprimer: il est aussi le poète de nos lendemains».
L’amitié de René Char et d’Albert Camus, son cadet de six ans, ne surprend pas. La rencontre a la force d’une évidence, malgré les différences de culture, d’héritage, de tempérament, de préoccupations littéraires. Des différences qui semblent destinées à créer l’harmonie, sous l’égide du même soleil méditerranéen.

Dès 1949, la relation se fait plus fraternelle et fera l’objet de plusieurs échanges qui ne s’achèveront qu’à la veille de la mort accidentelle de Camus, le 4 janvier 1960, trois jours après la dernière rencontre à Lourmarin. Dans son poème “L’éternité à Lourmarin” René Char rendra hommage à son ami.

C’est en 1967 que Michel Soutter filme René Char chez lui, à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le grand poète a alors tout juste 60 ans, il a reçu l’année précédente le Prix des critiques pour l’ensemble de son oeuvre. Le document s’intitule: René Char, nom de guerre « Alexandre » – 2007. Cliquez ici pour visualiser l’extrait.

char_lapeyre

La poésie de René Char c’est comme une montagne, se plaisait à dire son ami Claude Lapeyre (pour en savoir plus lire l’entretien de Claude Lapeyre avec  David Servenay).

tombereneCharinscriptionAujourd’hui sur son tombeau, que l’on trouve juste à côté de l’entrée Nord, dans le petit cimetière de l’Isle sur la Sorgue, parmi les herbes aromatiques vous aurez l’occasion d’aller lire cette inscription extraite de son Poème pulvérisé, XXIV :
“Si nous habitons un éclair, il est le cœur de l’éternel”.

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